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UNCLE JOHN TURNER
The American Blues style is difficult for French people to do, especially singing. I only know a few really good ones, and Big Dez is one of them. I am honored to be their friend and was honored to play on their new cd.

BLUES AGAIN
L’avis de la rédaction : standing ovation ! Jane Russell et James Stewart sur la couv’ pourraient faire penser à un disque rétro, mais si nostalgie il y a, ce n’est pas dans la musique, car l’ambiance sonore est résolument actuelle. Chaud, sensuel, sexy, Big Dez frappe fort et envoie le grand jeu sans retenue. Feeling soul, funk attitude et rock dans l’esprit, le beat est tonique et le groove est ardent. La guitare trépidante a des fourmis dans les cordes, la basse bourdonne, l’orgue gronde, cogne ou caresse, l’harmo s’enflamme et sax et cuivres font monter la tension. La voix est portée par l’ensemble et les chœurs apportent un supplément de plaisir. C’est la fête des sens. Avec d’excellentes compositions, dont trois sans parole, et seulement deux reprises, ‘You Don’t Know What Love Is’ et ‘Shake Your Money Maker’ dans un style très personnel, You Can Smile est un disque stimulant. Si quelques titres moelleux apaisent par moment l’excitation, c’est pour mieux susciter le désir et repartir vers des rythmes plus saccadés. La production est nickel et pour cet enregistrement entièrement made in USA, le band a convié les potes habituels, Gordon Beadle au sax et Preston Hubbard à la basse, et invité Michael Cherry, le batteur des Bel Airs, à marquer le tempo sur tous les titres. On aimerait que ça dure plus longtemps, malheureusement c’est là que le principe de plaisir s’oppose au principe de réalité. Gilles Blampain.

Blues Mag
« You can smile » est le troisième album de Bigdez, l’ensemble respire la maturité. Il est digne des grandes productions américaines, il a d’ailleurs été enregistré à Jamestown et mixé à Austin (Texas), l’ami Bigdez n’a jamais fait dans la guimauve et là encore c’est du gros son d’une qualité irréprochable la voix a progressé et la guitare est devenue plus incisive. Il contient onze compositions superbement interprétées et deux reprises d’Elmore James et F. Robinson. Le groupe également c’est du sérieux, à noter Gordon Beadle, l’excellent saxophoniste en invité et leader de la section cuivrée. L’on retrouve également un super Marc Schaeller à l’harmonica Bala Pradal, le compagnon des débuts aux claviers et Rodolphe Dumont, deuxième guitariste. L’adjonction de deux choristes (plutôt rare dans le blues) apporte de l’ampleur à la partie locale ce qui donne justement cette notion de « Grand orchestre » le style de Bigdez, c’est plutôt blues rock soul pêchu, avec néanmoins des parties lentes de bon aloi. J’ai adoré « Anywhere please » ça ressemble à du Otis Redding bon cru et parfois Jazzy, « Good Arrow » et « Quiet night ». Un album qui retient l’attention et j’insiste sur la qualité de l’ensemble « Vous pouvez sourire » c’est du grand Bigdez. **** Christian Le Morvan

www.tabernablues.com
Os encontramos ante el tercer disco de Big Dez, banda francesa nacida en 1996 y liderada por Phil Fernandez (guitarra, voz) y Bala Pradal (órgano y piano). La banda, de marcado carácter internacional, ha pisado ya escenarios de Holanda, Bélgica o España, donde hemos podido verla en importantes festivales de blues como el de Cazorla o Béjar.
Producido por Phil Fernandez, "You Can Smile" ha sido grabado en Bridge Studios, Missouri, y mezclado en Wire Recordings, Austin. Por estos estudios ha pasado gente de la talla de Lazy Lester, Long John Hunter o el mismísimo James Cotton, dato que nos da una idea de la ambición de esta gente por hacer el mejor trabajo posible.
El disco, con un sonido muy fresco y con cierta orientación al blues-funk más orgánico, se compone de trece cortes, de los cuales sólo dos de ellos son versiones (Fenton Robinson y Elmore James fueron los clásicos-básicos elegidos). El resto de los temas están firmados por P. Fernandez conjuntamente con el resto de la banda, y dos de ellos, con claras referencias al sonido de Jimmy Smith, son obra de Bala Pradal. Milespaul.

theinmates.net
Voici donc le troisième album de Big Dez, prenant la suite de Sail on Blues et de Night After Night.( Chronique disponible dans les coups de cœurs). Troisième album souvent synonyme de difficulté pour un groupe. Dans le cas présent, dès les premières notes, nous nous rendons compte que nous allons plutôt franchir une étape vers le haut, rien de moins. Big Dez à tout d’abord l’excellente idée de s’adjoindre une deuxième guitare en permanence et ensuite de nous envoyer ses chansons ponctuées à la manière de Mike Tyson, ponctuation signée par une section de cuivres étonnante. Si nous rajoutons des Backing Vocals féminins, les doigts d’or de Bala Pradal et l’harmonica de Marco Schaeller, effectivement nous pouvons rire, de bonheur évidemment ! L’orientation de plus en plus vitaminé, de plus en plus Rock n’est pas pour me déplaire. Les titres les plus énergiques faisant penser aux meilleures productions des Fabulous Thunderbirds. Comme par hasard, Preston Hubbard, bassiste légendaire du groupe américain apporte sa basse sur 5 titres de l’album. Pour ce groupe, tout est bon pour nous faire taper des mains, taper des pieds et secouer le reste : Blues, Boogie, Jump, Rock And Roll, Soul, Funk, qu’importe le flacon pourvu que ça remue ! A noter également que mis à part une reprise de Shake Your Money Maker d’Elmore James et You Don’t Know What Love Is de Fenton Robinson, tout le matériel est original et signé Big Dez. Détail qu’il ne faut surtout pas oublier, la voix de Dez, malgré une puissance sans faille, elle est chaude, musicale, sans un poil de saturation, une sorte de velours plus dur que l’acier, si vous voyez l’image. Nous pouvons nous endormir tranquilles, avec des disques comme ça, nous avons encore quelques années de répit face aux attaques de la Star Académie et de ses ersatz ! Francis Lachet

www.zicazic.com
Il y a une douzaine d’années que Bigdez a vu le jour du côté de Paris mais quand on se retourne un moment sur les plus belles heures du groupe, c’est régulièrement de l’autre côté de l’Atlantique et plus précisément du côté d’Austin, Texas, que l’on se retrouve propulsé ! De ses deux membres fondateurs, le guitariste et chanteur Phil Fernandez et le claviériste Bala Pradal, Bigdez obtiendra non seulement la cohésion musicale mais aussi un don évident pour la composition et si le premier s’en est allé plus souvent qu’à son tour bœuffer aux States avec Billy Branch ou Luther Allison ou encore accompagner Mike Cross et Uncle John Turner, c’est en Europe que le combo où l’on retrouve traditionnellement Marc Schaeller aux harmonicas se fera un nom grâce à deux premiers albums où le blues et le rock sont deux dénominateurs communs mais où le funk, la country ou le jazz ne manquent jamais de faire quelques apparitions. A l’heure de s’offrir un troisième rejeton, Bigdez a repris tout naturellement le chemin des Etats Unis et y a réuni quelques artificiers notoires de la scène internationale pour une fois encore tenter le jackpot. Et comme toujours, c’est un album d’une rare perfection qu’il nous présente aujourd’hui …
On se contenterait d’un album où seules la Strat et la voix de Phil et les ivoires de Bala seraient réunis tant les deux musiciens ont trouvé la façon idéale de mettre en harmonie parfaite leurs talents respectifs, mais en artistes généreux qu’ils sont, les deux pilotes de l’ovni Bigdez ont décidé d’en faire des tonnes, d’où sans doute le qualificatif de Big qui agrémente de nom du groupe ! Des cuivres en veux-tu en voilà avec trompettes et trombones mais aussi avec le sax ténor de Gordon Beadle, des chœurs à faire se retourner dans leur tombe les regrettés Ike Turner et James Brown, un harmo volubile et une rythmique bien huilée qui fait tourner le tout de façon impeccable, mettant admirablement en valeur onze compos chiadées comme au bon vieux temps de la soul et du rock et deux reprises bien choisies, « You Don’t Know What Love Is » de Fenton Robinson et l’énorme « Shake Your Money Maker » du non moins phénoménal Elmore James, rien ne manque à l’appel ! Se lançant dans des concours de descentes, de manche pour l’un, de claviers pour l’autre, les deux frontmen ne manquent jamais de mettre la note juste à l’endroit le plus précis et que ce soit au B3, au Fender Rhodes ou encore au piano, c’est avec toujours la même maestria que Bala Pradal pousse en permanence Phil Fernandez dans ses derniers retranchements, créant une saine émulation et le forçant à être à 200% sur des morceaux au charme certain comme les excellents « Ace Up Your Sleeve », « Low Pressure », « Hypnotize Me » ou bien entendu « You Can Smile ». Si on ajoute en prime une diction que l’on jurerait venue d’un des vrais bluesmen du terroir et une production maison qui n’a absolument rien à se reprocher, on aura très vite compris que c’est avec un des ouvrages phares des années à venir que Bigdez marque un grand retour dans les bacs un peu moins de trois ans après le déjà très abouti « Night After Night ». On en est forcément enchanté … Fred Delforge

Paul Stiles - oxordblues.info
The band started in 1996 in Paris. Bigdez is a 5 piece "Parisian Texas Blues" band with Phil Fernandez (guitar & vocal), Bala Pradal (organ & piano), Marco Schaeller (harmonica), Lamine Guerfi (bass), Stephane Mi?ana (drums). Phil Fernandez took several trips to the U.S which helped him create a very unique style of icy guitar licks combined with a smooth, yet powerful voice. In 2004 the band, spurred on by the success of their first recording in Texas, returned to Austin to record "Night After Night". This time with guests such as Preston Hubbard (Fabulous Thunderbirds), Sax Gordon Beadle, Mike Cross, Tom Robinson and Gary Slechta. A great entrance from Drums and Piano get this album off to a cracking start with a track called "Junk Tour". All the eleven songs on this CD are original material. The general pace is up tempo, with a Texas Blues Rock feel. The Horns and Brass start making an appearance from track three onwards as do the guest vocalists. The title track "Night After Night" is a real rocker where the piano work shines through. Sax Gordon Beadle works in a great solo on "Never Make A Move Too Soon". Track six "At Gino's" is the one track on this album that wears thin very quickly for me, the chorus becoming monotonous, but probably works very well in a live set. The tempo slows a little on the tracks "No.2" and "Suspicion" allowing us to catch our breath. Marc Schaeller gets to put in a good harmonica solo as he leads on "2710 S. Lamar" the CD's only instrumental. The trumpet of Gary Slechta draws us in to the last track "Stroll For Madeleine" which as the title suggests is taken at a leisurely strolling pace. All in all the CD "Night After Night" shows perfectly the maturity of this "Frenchy Blues Band". They are touring the UK in early March. Get out and see them, is my recommendation and add this CD to your collection while you're there. Rating 10.

http://www.digitalblues.co.uk
There are not too many French men (or women) who spring to mind when one thinks of purveyors of the Blues and so it was an added pleasure when this CD hit the doormat courtesy of Derek White from Rocking the Blues who is co-promoting a tour of the UK by this Paris based five piece in March & May 2006. Formed in 1996, Big Dez comprises Phil Fernandez, guitar & vocals, Bala Pradel, organ & keyboards, Marco Schaeller, harmonica, Lamine Guerfi, bass and Stephane Minana on drums (although the drummer on the CD is Nico Leophonte) and the CD is the band's second. Recorded in Austin, Texas, the album includes some top guests including Preston Hubbard (Fabulous Thunderbirds) & Sax Gordon Beadle and comprises 11 very varied tracks, all bar two of which are Big Dez originals. (On these he is co-credited).
The band has built itself quite a reputation on the European Festival and club circuit and on the basis of this CD it is easy to see why. Phil's vocals are spot-on and only occasionally can you tell that he is singing in a ?foreign? language, whilst his guitar work pays credit to the time he has spent in the US jamming with the likes of Luther Allison, WC Clark & Billy Branch and playing alongside Texas legend Uncle John Turner (drummer with Johnny Winter & Lightnin' Hopkins) and many others. Harpist Marc blows up a beautiful storm with some great leads whilst Bala delivers some blistering organ breaks and solos. The rhythm section is solid and always there but never over the top.The CD contains an excellent variety of styles, tempos and approaches. There is a lovely, almost jazzy feel to the delicious ?Suspicion? which features a beautiful keyboard continuo and some stinging guitar whilst the fine mid-tempo ?#2? affords each member of the band an opportunity to shine in turn and just has to be one of those numbers which is a classic live! ?2710 S Lamar? is a breakneck instrumental belter which is all too short, and look out for the great moody trumpet solo from Gary Slechta on ?Stroll for Madeline?, a gem.This is a cracking CD and a great introduction to Big Dez. I for one am looking forward to catching them live and what a pleasure it is to hear some great Blues from France, even if they do come via Texas! Vive les blues, vive Grand Dez!!.

www.bluesrevue.com
French singer/songwriter/guitarist Phil Fernandez and his band Big Dez (keyboardist Bala Pradal, bassist Lamine Guerfi, harpist Marc Schaeller, and drummer Nico Leophonte) traveled to Austin, Texas, to record their second self-produced album with guests Sax Gordon, trumpeter Gary Slechta, rhythm guitarist Rodolphe Dumont, and bassist Preston Hubbard. It's easy to be skeptical of the idea of a French bluesman, but Fernandez's slashing guitar combines Albert Collins' icy tension with Johnny Guitar Watson's metallic crunch, and his clear, booming, congenial vocals bear no trace of an accent and sound like a less lupine Kent Omar Dykes.
Besides two covers (B.B. King's 1977 hit Never Make a Move Too Soon and Roy Brown's jump shuffle Beautician Blues), there are nine varied, high-spirited, but derivative originals performed by a band that sounds serious and fun at the same time. At Gino's is a second-line strut with cascading piano and muscular snare drum, Even Me is a jagged boogaloo
twister with razor guitar licks, Junk Tour is a snarling midtempo bruiser redolent of Albert King's Stax heyday, and the title track is a rollicking blues-rock band bio. Two instrumentals appear in the mix: 2710 S. Lamar, a swinging harmonica showcase that blends organ-combo jazz and Little Walter, and Stroll for Madeleine, a moody set closer that features Pradal's deft, wispy piano. (Pradal is one of the best things about this album; the versatile player deserves special praise for his churchy organ and two-fisted piano.) There are numerous American bands mining the same turf found on Night After Night, but for blues fans traveling to France, Big Dez is certainly worth checking out.THOMAS J. CULLEN III

www.bluesrevue.com
Sail on blues
, a set of funky, contemporary tunes, comes from French guitarist Phil fernandez and his band BIG DEZ. These cats can play — lamine Guerfi (bass) and Vincent Daune (drums) are hard-hitting but never over bearing ; Marc Schaeller (harp) blows some squalling leads, and watch out when Bala Pradal tunrs up the organ. Dez is a good enough singer, in rock 'n' roll kind ok way, and plays guitar with energy and fine tone. He prefers playing rhythm, and his minimalist, guerilla solo approach suits the band's ensemble sound. The punishing grooves on "Mystery Woman," "Dam Square !" and "Love Can Be Draining" cross James Brown with Booker T. & the MG's — not a bad combination. June/July 2004.

BLUES LETTER OF THE
WASHINGTON BLUES SOCIETY

I had the most fun where I started ans spent the most of my time in Paris. Two of the better musicians I met were singer/guitar player Phil Fernandez and keyboard player Ben Toury, both playing well beyond their twenty-something years. Big Dez’s band was the musical highlight of the whole trip. Bruce RANSOM.

 

 

SOUL BAG ****
Le tant attendu troisième disque de Big Dez est enfin disponible. Les fans se l’arracheront, les autres feront de même s’il leur passe dans les oreilles. Je l’ai fait écouter à un ami non connaisseur et il a été conquis en cinq minutes. Suite logique de « Night After Night », ce « You Can Smile » utilise les mêmes recettes, la surprise jouant moins ce coup-ci, mais la confirmation, ce n’est pas mal non plus ! Rhythm and blues grand teint, rock and roll cuivré, soul blues, reprises transfigurées (Fenton Robinson, Elmore James), intermèdes instrumentaux jazzy avec Bala Pradal et ses claviers en leader, c’est du grand art. La section de cuivres est emmenée par Gordon Beadle, la rythmique est américaine avec Preston Hubbard à la basse, Marc Schaeller est toujours aussi bondissant à l’harmonica, les choristes sont avenantes, la production détache bien chaque instrument. En tête de tout ça, Phil Fernandez a une vraie voix, convaincante, bien placée, avec un accent impeccable, et son attaque à la guitare est tranchante à souhait. La grande classe ! CHRISTOPHE MOUROT.

CROSSROADS ***
Phil Fernandez, aka Big Dez, n’a de cesse, de CD en CD, d’allumer la mèche d’un blues déjà bien incandescent. Après 2 brûlots explosifs en 2003 et 2004, le guitariste, humble meneur de revue et furieux musicien, impeccable dans son art, a décidé, avec ce 3ème opus, de montrer qu’en matière de blues, il fallait compter avec lui et son gang, définitivement ! Cet album est avant tout une fête, dédiée à un blues moderne, libre, fier, volubile, nourri de tradition et tatoué de sons actuels. Et une fête, cela se fait avec les potes. Ils sont là, tous ! Le groupe Big Dez est un bel orchestre, fabuleusement bon, mais aussi une famille, soudée, dont chaque élément explore les limites de la réussite, dans une parfaite osmose, sous la conduite du maître de revue, insatiable leader, avec son âme damnée et éminent complice, le pianiste Bala Pradal. Parmi les membres invités de ce big band, on notera les fidèles Gordon Beadle au sax tenor, Preston Hubbard à la basse, mais aussi une section cuivre foudroyante et deux chanteuses d’exception en backing. Que la fête commence, you can mile, et elle ne s’arrêtera qu’au 13ème round ayant parcouru un éventail de rythmes divers, du blues le plus funky au R&B le plus soul, avec un son impeccable et magistral (le CD a été encore enregistré lui aussi aux States), sous des compositions signées presque en totalité par un Phil Fernandez sur une écriture traversant tous les idiomes du blues, l’amour, la vie, les femmes...Suite logique du ‘Night After Night’, peut-être mieux armé par une plus grande inspiration, cet album pulvérise le blues dans une étonnante authenticité, délivrant une musique limpide et naturelle, comme si elle était définitivement inscrite dans les gênes des musiciens, aux talents insolents. Ce ‘You Can Smile’ est une bien belle œuvre ! Mais jusqu’où ira Big Dez dans l’excitante histoire qu’il écrit sur chaque plage de blues de ses disques ? A déposer juste à la suite des CDs de Big Dez. Francis Rateau.

SOUL BAG
L'harmoniciste Marc Schaeller des Bloosers a rejoint la formation menée par le guitariste chanteur Phil "Big Dez" Fernandez pour la deuxième bonne surprise du trimestre. Très orientée rythm&blues, leur musique peut se muscler en blues rock funky, avec de surprenantes incursions au piano solo, bien interprétées par le claviériste Bala Pradal. Phil Fernandez est d'abord un excellent chanteur au bon accent anglais, d'une puissance comparable à celle de Miguel M dont il partage aussi le jeu de guitare énergique. Neuf titres sur onze sont originaux. Nous avons affaire à des créateurs, durée des morceaux et des solos, entrain, qualités musicales, tout montre que ce groupe est à suivre. À noter la présence du légendaire batteur texan Uncle John Turner sur un titre. Christophe Mourot. Décembre 2003.

BLUES BOARDER
Philippe Fernandez a formé Big Dez (son surnom) en 1996 à Paris. Sa rencontre avec le pianiste Bala Pradal avait changé et aiguillé sa vie musicale. Pourtant une belle tranche d'âge sépare les deux hommes, Big Dez n'a 27 ans tandis que Bala en a 20 de plus. Philippe marque sa préférence pour le blues texan ce qui l'a amené à faire plusieurs voyages à Austin. Et c'est tout naturellement dans la capitale texane qu'il a emmené ses musiciens renregistrer son premier album. Et cela démarre fort avec une introduction percutante de Marc Schaeller à l'harmonica, Big Dez chante d'une voix forte, naturellement puissante vu son gabarit ( 1m90/135kg), tous les instruments sont bien en place, Bala à l'orgue, Lamine Guerfi à la basse et Vincent Daune aux drums, mais la star de cette ouverture, c'est manifestement Marc qui souffle comme un possédé dans son Mississippi saxophone. Le funk apparaît avec " Don't be afraid of the dark ", une percussion primaire forte, de courte et rares notes martelées au piano et la machine est en route, Marc, l'ancien des Bloosers revient souffler avant de libérer enfin Big Dez qui se montre de suite convaincant. "Mystery woman " maintien le tempo funky, diable, avec un tel batteur, il faut en profiter, car Vincent a un fameux pedigree ( Luther et Bernard Allison, Bill Thomas), Bala Pradal joue comme il vit ou vit vraiment ce qu'il joue, ses interventions à l'orgue semblent si naturelles que tout apparaît facile.
Ce que j'apprécie chez Big Dez, c'est la cohésion des musiciens, tout est rythmique, la production est excellente, il est vrai qu'on n'a pas lésiné sur les moyens dans les studios de Congress House. Big Dez fait gémir de bonheur sa bonne guitare avec " Bad news ", la réplique au saxophone de Tom Robinson est lumineuse. Swing et jazz sur " The come back " de L.C Fraser, piano, section de cuivres et les phrases lacérées des cordes, on se croirait face au Master de la Telecaster, Albert Collins, Phil Poitevin fait son apparition à l'harmonica. Et le vieil Uncle Joe Turner qui produit un groove d'enfer, l'ancien batteur de johnny Winter se fait plaisir. Je trouve bien bonne l'idée de laisser clôturer l'album par l'impeccable Bala Pradal seul au piano pour une bien jolie plage générique. Très bon. Jean-Claude MONDO.

LA GUITARE.COM
Dès les premières notes, ça swing !! Un CD from Austin, Texas. Comme quoi, le Texas a aussi du bon et pas que des mauvaises bouches. Celle de Phil Fernandez met le feu aux puits du groove. Il est aussi à la guitare. Et lorsque l'on consulte le site internet, on comprend tout. Philippe Fernandez est français, et a été signé il y a peu chez Virgin, ça sort le 23 novembre. On en reparle bientôt. Je vous le conseille, écoutez les extraits. Très bon." Julien Chosalland.

CROSSROADS
Certains combos ont cette étonnante facilité à prendre leur temps, longtemps, vivre ce qu'ils ont d'abord à vivre, acquérir et tâter de l'expérience. Puis soudain, sans crier gare, au coin d'une rondelle, ils viennent frapper un grand coup dans le petit monde du blues. C'est le cas de ce surprenant gang nommé Big Dez qui, discrètement, vient de révéler au monde entier, ou presque, leur " dézir " de faire les choses en grand, et en beauté. La sortie d'un premier album, c'est comme un trouble instant " d'impatience et d'espoir ", en tout cas un moment important dans la vie de toute formation, surtout quand elle porte très hautes les couleurs du Blues d'Ici ! Ce gang est mené par cinq compagnons d'aventures diverses et d'ivresses amitiés : Philippe Fernandez : guitare et chant , Bala Pradal : orgue et piano, Lamine Guerfi à la basse, Marc Schaeller au Mississippi Saxophone, et Vincent Daune à la batterie. L'adhésion s'est faite au fil des ans, des rencontres et des expériences, et semble bien solide. Ce Sail on Blues est en quelque sorte la logique d'une déjà longue complicité entre certains membres du groupe et les résultats d'un voyage initiatique à Austin , Texas : " Philippe est parti en en éclaireur à Austin où il a noué de nombreux contacts et de solides amitiés qui se sont étendues au groupe. Il a tellement flashé sur l'endroit qu'il nous a persuadés de faire le voyage pour enregistrer au Congress House Studio. " En effet, la force de ce disque, c'est aussi ce son gigantesque et bien léché, à l'américaine : " nous avons tous étés séduits par Austin dès notre arrivée. Séduits aussi par la rapidité, l'efficacité, la connaissance de notre musique par l'équipe du Studio. Nos idées précises sur l'enregistrement et celles de l'ingénieur du son sur le mix ont donné ce résultat. Le fait aussi que certains d'entre nous soient souvent allés jouer aux Etats Unis, la présence de musiciens américains sur l'album et la griffe de Marc Hallman donnent un " cocktail sound " original. " Mais ce disque, c'est aussi neuf compositions sur onze pièces, juste " des idées jetées sur les instruments pendant les répétitions avec des textes qui sont le reflet de nos goûts, notre façon de vivre, nos sentiments, la vie quoi, autrement dit le Blues . " Les influences diverses et variées de chacun des musiciens de Big Dez feront le reste " nos goûts sont en effet très éclectiques : blues, rock, flamenco, funk, pop, classique, raï, etc. On entend certaines de ces influences sur l'album mais ce qui est sorti doit correspondre sûrement un peu à tout çà, avec malgré tout, une dominante couleur sud " Cela donne un blues cuisiné aux rythmes texans et épicé de saveurs louisianaises, de fort belle facture, bien produit, puissamment armé de groove, et même, raffinement supplémentaire, agrémenté de la visite de légendes vivantes locales dont le célèbre batteur texan Uncle John Turner, (Johnny Winter et Lightning Hopkins). Big Dez est à coup sûr une formation des plus prometteuses de la scène blues de l'Hexagone, déjà un sacré Frenchie Blues Band et Sail on Blues est à déguster avec gourmandise sans modération, à découvrir en urgence.

T'AS PAS 100 BLUES
Voici sans doutes le disque français dont on parle le plus en cet automne 2003. Sail on blues est la nouvelle mouture du groupe parisien Big Dez, mené de main de maître par un habitué des scènes parisiennes, le guitariste-chanteur Philippe Fernandez. Graphisme de la pochette flamboyant et coloré, la première approche du CD ne laisse pas indifférent. Impression confirmée dès la première écoute des pistes : c'est chaleureux, généreux, soutenu... Le style est péchu, un solide blues-funk bien assis, appuyé par ce qu'il faut d'orgue, harmonica, ainsi que d'une section cuivre sur certains morceaux. La guitare rappelle le côté Albert King de SRV, même si d'autres y voient plutôt du Albert Collins. Bref le Texas ainsi que le New-Orleans sont plutôt à l'honneur, et quand on précisera que Sail on blues a, de plus, été enregistré à Austin, on comprend mieux pourquoi le son est excellent. A vrai dire, il faut se lancer dans la lecture approfondie du livret de l'album pour découvrir qu'il s'agit d'un groupe français, le niveau musical étant lui aussi largement à la hauteur. À noter la présence dans la formation de 2 musiciens aussi membres d'un autre groupe parisien au style résolument différent, les Bloosers (Marc Shaeller à l'harmonica et Bala Pradal claviers). Bref, du très bon... Sail on, sail on…

METABLUES
Attention en mettant ce disque dans votre lecteur, ça va attaquer ! Sail on blues démarre fort sur un shuffle endiablé ou s'enchaînent chorus d'orgue ou d'harmonica, et sur lequel on s'imagine déjà chanter en concert. Pas de répit, la transition est immédiate sur Don't be afraid of the dark (qui n'est pas une reprise de Robert Cray !). Car fait d'importance Big Dez est non seulement un guitariste talentueux dont le jeu semble inspiré d'un certain Albert King, mais il est aussi à l'origine de la quasi totalité des titres figurant sur cet album. Cet album est léger, s'écoute sans ennui et conserve la pêche du début à la fin. Les rythmes sont variés, de même que les styles qui trouvent chacun leur place dans l'ordre proposé. Le groupe est soudé et entièrement dédié aux différents solistes. Une chose est sure : ces types connaissent le blues.

BLEU BLANC BLUES
La guitare de Big Dez nous laisse bouche bée, dévastateur et outrageant à la 6 cordes, au moins ce gars là, il sait ce que gratter veut dire ! Homogénéité et cohérence pour un premier bébé qui frappe très fort, la dynamique est excellente, le tempo relevé, on plonge, de la première à la dernière plage, dans des shuffles endiablés ou du bon blues bien gras rehaussé à la sauce Rock and Rollesque, avec un petit clin d'œil au bon vieux Rythm and Blues ! Joël Bizon.

BACKSTAGE RADIO NEWS
Philippe “Big Dez” Fernandez semble avoir trouvé les musiciens qui lui convenaient car on est très vite frappé par l'homogénéité et la maturité dégagées par le quintet. Mais le plus fascinant reste l'alchimie et la communication parfaite entre Big Dez, Marc Schaeller, Bala Pradal et Vincent Daune. Les compositions sont aventureuses et inventives. L'ensemble de l'album baigne dans un blues d'une efficacité redoutable. De quoi vous faire vibrer sans retenues car Big Dez reste la découverte et un des meilleurs albums du moment ! Salvatore Baldacchino.

 

NOTURNA
Sail on blues est certainement l'un des meilleurs album que j'ai pu écouter ces derniers temps dans le style "Musiques de Louisiane". Dan Inger.

L‘OREILLE BLEUE
Il faut être franc, j'ai reçu cette tartine il y a un certain temps et je n'ai pas été subjugué. Depuis, je l'ai écoutée de nombreuses fois et je n'arrive pas à comprendre d'où m'est venue cette première impression. Les claviers de Bala Pradal, parfois virevoltants, parfois en nappes lourdes s'associent parfaitement à la batterie de Vincent Daune tour à tour légère ou assise au fond du temps. La basse de Lamine Guerfi sait sortir des clichés et se faire ronronnante ou rugissante. Marc Shaeller souffle dans son dix trous sans faire d'esclandre, avec juste ce qu'il faut d'inventivité et de virtuosité pour agrémenter les titres sans devenir envahissant. Big Dez de son coté, sait être le leader sans tirer la couverture à lui. Avec une voix haut perchée à la façon de Buddy Guy, associée à l'esprit musical et aux guitares agressives de Albert Collins, il conduit cette tartine sans excès de guitares ou d'effets de voix. Les invités s'intègrent à l'esprit de l'ensemble et les 9 compositions du groupe, sur 11 titres, valent bien des standards. Non franchement, je ne vois pas ce qui a pu me géner à la première écoute. A écouter (plusieurs fois). Pascal Lob.

ROLLIN' & TUMBLIN'
Voilà une formation qui excelle depuis des années mais que l'absence d'enregistrement a privé d'une plus large reconnaissance. En même temps, on est tenté de féliciter Philippe Fernandez pour sa patience. Avec plusieurs voyages aux États-Unis, il a parfait sa maîtrise de l'anglais, ce qui lui donne une aisance au chant qui fait parfois défaut à certains artistes européens. Philippe, alias Big Dez, possède une voix puissante et légèrement acidulée aux accents rhythm'n'blues qui lui permet d'aborder tous les styles sans la moindre crainte du ridicule. Ajoutez à cela les solos percutants de sa guitare incisive, ses rythmiques funky - le bonhomme a dû beaucoup écouter Albert Collins, mais là encore, il a su attendre de s'en détacher pour n'en garder que l'essence comme base d'un jeu désormais plus personnel avant de graver son art sur le plastique. N'oublions pas ses acolytes: aux claviers, le formidable Bala Pradal que nombre de formations françaises s'arrachent, l'étonnant Marc Schaeller (hca) qui explose dans des solos lumineux, l'implacable Lamine Guerfi (bs), qui donne l'assise sur laquelle Vincent Daune peut se poser pour pulser l'ensemble de la dynamique de ses fûts, et vous avez là une formation compacte, serrée, qui alterne blues lents profonds, funk blues excitants, shuffles furieux et toute une gamme de musiques afro-américaines qui apportent sourire aux lèvres et fourmis dans les jambes.
La liste des invités est impressionnante, et sans doute trop longue pour être détaillée ici. Citons simplement Uncle John Turner, ... et Ephrain Owens des Texas Trumpets, très remarqué en 2002 à Cognac. Quand vous saurez que sur les 11 morceaux de l'album, 9 sont signés Big Dez ou Bala Pradal, vous pourrez zn tirer la conclusion qui s'impose: grâce à ce disque, et à la somme des talents qui s'y conjuguent, Big Dez a désormais tous les atouts pour se faire la place qui lui revient de droit sur la scène blues européenne.